Diététique psycho-comportementale                       - Pascale Peres


Manger en pleine conscience :

A contre-courant des méthodes restrictives et frustrantes.

Diététique psycho-comportementale ?

C’est sans doute une solution alternative : Elle cherche à connaître les besoins corporels et émotionnels  qui accompagnent les prises alimentaires : Il s’agit donc plutôt de modifier le comportement alimentaire et non le contenu de l’assiette, de de retrouver un « pilotage automatique alimentaire «  qui comme le  gouvernail du bateau va rectifier sans cesse la trajectoire pour garder le cap

En retrouvant la notion de plaisir gustatif, de vraie faim, de juste satiété à propos d’un plat, de rassasiement à propos de l’ensemble du repas, les besoins alimentaires sont parfaitement régulés, quelle que soit l’activité physique, sportive ou sédentaire, quelle que soit la prise alimentaire d’une journée, qui sera au besoin intuitivement  diminuée le lendemain.

Cela peut donc permettre de rester mince sans se priver en permanence, de manger moins sans être frustrés, identifier et accepter nos habitudes alimentaires, ne plus partir en guerre contre la nourriture et contre soi –même.

La pleine conscience alimentaire semble même améliorer l’état hormonal : différentes études américaines sur des personnes ayant pratiqué l’alimentation en pleine conscience ont montré l’adoption de meilleures habitudes alimentaires sur le long terme, une diminution de 300 calories par jour de consommation, une équilibration des taux d’hormones comme le cortisol, hormone du stress, à l’origine de besoins irrépressibles de sucré, de gras, et de salé, précisément à l’origine de la graisse abdominale. Le risque de diabète de type 2 diminue, la perte de poids observé se maintient à long terme.



Oubliez les régimes ! Ne comptez plus les calories

Et si les régimes au contraire ne remplissaient pas leur rôle attendu et faisaient grossir ???

1° Observation : Le métabolisme de base, MB, (nombre de calories brulées par notre corps pour assurer ses fonctions vitales)  est essentiellement fonction de la masse musculaire de chaque individu. L’homme a ainsi un métabolisme basal élevé qui lui autorise une prise alimentaire plus importante, sans augmentation de poids. Bien sûr s’il mange trop au-dessus de ses besoins, l’excèdent  va être stocké sous forme de  graisse viscérale et le poids repart à la hausse.  Le sportif a ainsi un MB  élevé, avec une activité physique importante, et tout le monde a constaté le surpoids  qu’il peut présenter en fin de carrière, à l’arrêt du sport, où sa masse musculaire diminue.

Un régime restrictif entraine une perte de poids mais pas essentiellement par diminution de la masse musculaire. Le  MB s’abaisse d’autant plus, de même que les besoins caloriques estimés. À la reprise de l’alimentation « normale », celle-ci équivaut pour le corps à une surconsommation : Il y a une reprise inéluctable de poids. : Le fameux effet yoyo !

2° Observation : certaines hormones, comme la ghréline, ou celles du stress, comme le cortisol, stimulent  notre appétit, et sont précisément sécrétées lors de période de privation alimentaire.

3° Observation : il faut tenir compte d’une composante psychologique particulière : à force de vouloir résister à la tentation, on finit par y céder, avec un effet rebond : fringales, voire boulimie.

Mon projet est donc de vous accompagner dans la pratique de  l’alimentation en pleine conscience, loin des régimes restrictifs ,afin de vous faire retrouver votre autonomie alimentaire, en gardant un poids santé pérenne.